ÉN DIFFÉR.ENS PAYS. I75
tent de leurs maisons à pied, ils. sont obli-gés de marcher par des rues étroites, où ilssont coudoyés par tous ceux qu’ils rencon-trent i & où ils ne voyent que des gens quicourent comme eux , parcequ’il ne faut pass’avifer de marcher doucement dans des rues,où l’on est continuellement pôuffè d’un côtéà l’autre, & où les hautes maisons intercep-tent l’aîr & le soleil : s’ils sortent en gondole,qui sont les barques dont les Vénitiens sofervent dans leurs lagunes, ils ne rencontrentque des gondoles égales à celles où ils font,à quelques-unes près qui appartiennent auxAmbassadeurs & aux autres étrangers, quiveulent bien faire la sotte dépcnle deles faire parer , pour le peu de ternsqu’ils y restent. Toutes les autres bar-ques , mémo celles des nobles , sontcouvertes d’un drap noir qui attriste la vue,surtout de ceux qui n’y font pas accoutumés.Les maisons bâties dans la mer fur des pilo-tis ou fur des rochers, forment autant decanaux d’eau, quelles forment de rangéesde côté & d'autre: les quais y sont ra-ses : ainsi quand vous allez en gondole, ilne fe présente presque jamais ù votre v: eque des rangées de maisons, qui iom de