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Tome premier.
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quatre ou cinq pieds dans la mer, & pointde rues entre les canaux & les mations ;comme , lorsque vous marchez dans les rues,vous ne voyez presque nulle part la mer ,excepté dans les endroits où il y a des ponts ;pareeque les maisons qui le trouvent des deuxcôtés, vous en interceptent la vue. Lesrues communiquent les unes aux autres pardes ponts de pierre, où l'on monte & des-cend par des gradins de la môme matière.Ce font ces ponts qui empêchent d’avoir nicarossc, ni chevaux, ni autres bestiaux àVenise. Outre cela les rues y fer oient pres-que toutes trop étroites pour qu’un carossepût y entrer. L’unique promenade de Ve-nise , où l'on puisse être à son aise , est laplace de St. Marc: on se promène aussi surdes quais ; mais il en a trop peu , & ils fonttrop étroits, pour que beaucoup de mondey ait assez de place. Jugez maintenant parvous même si l’on peut rester long tems dansune telle ville , fans s’ennuyer de tant d’uni-formité dans le peu d’objcts qui tombent fousles yeux, puisque ce ne font que des mai-,Ions dans l’cau, des gondoles noires, deshommes qui courent malaisément par les

rues