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sucs , ou qui se promènent à leur aise dansune feule place.
Ce n’est pas tout : on ne peut aller Jibré*ment & avoir de société que chez les minis-tres etrangers. On ne va voir les Vénitiensdans leurs maisons , que pour des affairesou pour des maitresses. Dans le premiefcas, on s’en va dès que PafFaire est finie jdans le second, Vous chassez le mari dcchez lui quin’à d’&utíe ressource que d'aller lui-même faire ailleurs ce qu’un autre est venufaire chez lui. Les Vénitiens mêmes néfont pas dans lés maisons les uns des autrespouf d’autres raisons que célles- là* LcGou*vernement a altéré à cet égard le naturel desVénitiens : ils font naturellement très socia-bles s comme tous les Italiens ; mais le gou-vernement étant extrêmement soupconneux& faisant paroitre ses ombrages pour lesmoindres choses, les sujets craignent, en sefréquentant dans les maisons § de se fendresuspects aux inquisiteurs d’état ; & ils aimentmieux se voir dans la place de S. Marc ôêdans les cassés, où ils sont exposés aux yeuxdu public & des espions : les nobles Véni-tiens sc voyent entre eux au Broglio ^ PontHue l'on donne à une partie de la place dar
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