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Tome premier.
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i$4 Voyages

un cassé, où je vais pour l’ordinaire le soir*sur une question dc mathématique ; ils se di^soient déjù des injures, lorsque le chevalierentra ; alors l'un des moines crut pouvoisterminer cette querelle par ^autorité de cenoble ; il lui exposa le sujet de leur dispute& le pria dc la vouloir dccidcr ; le chevalierà qui cette science n’est point étrangère, nevoulut pourtant leur faire d'autre réponse quçcelle ci : Messieurs , je ne fais rien de toutque vous fave\ ; & vous autres vous ne fave%rien de çe que je saisi Ce même chevaliera’assit après cela auprès de moi, & me dit,v ces deux moines que vous voyez, passentv ici pour des hommes très versés dans la lit*n térature & très profonds dans les mathéma-»N tiques.' Quant à leur science mathémati*» que , elle est de cette espèce qui n’est bon-» ne à rien, qui ne produit rien de réel ni« d’utile ; je méprise tout cette race de sa-« vants, surtout depuis que j’ai remarqué« dans mes voyages que dc simples païíansr> & des artisans méprisés par les savans ontv> imaginé en Allemagne, cn Suisse, en Suéde,r> en Angleterre , dans notre état même deVenise, des choses de la plus grande uti-« Hié pour lu société, nu lieu que ee$ grands