Band 
Tome premier.
Seite
185
JPEG-Download
 

EN DXFFÉRENS PAYS. l8z

,, raisonneurs n’ont jamais inventé qu’une„ maniéré dc vivre folle <k contraire à celle„ des autres hommes : de forte qu’on va les„ voir pour rire, comme on va entendre„ les boufí'oneries de l’arlequin & les sottises„ du docteur à la comédie. L’incompara-„ blc Zabaglia , qui est de tous les mccha-„ nistes modernes celui qui s’est le plus ap-,, proche dc la simplicité des anciens, no-,, tre grand mcchanistc Farraçìni ne lavoient,, pas feulement écrire ; & ils ont imaginé„ des choies dont la moindre vaut infiniment„ plus pour futilité publique, que ce que„ les plus grands savants de nos jours ic van-„ tent d’avoir trouvé dc plus important.«, Quant ìì la littérature dc ces deux moines,„ elle est encore dc ce genre que je méprise :„ clic esr toute tirée des auteurs modernes ;„ & qu’est-cc qu’on y apprend ! du ver-„ biage dans l’exprcíiion , de la baHcsle dans,, les sentiments, dc l’enflure dans le style,,, enlìn des sottises de toute espèce: je n’aime,, que les auteurs dc l’ancicnnc Grcce & dc,, l’ancicnne Romç, pareeque j’y trouve des,, sentiments nobles & dignes de l’homme ,,, & que leur diction est toujours celle qui^ convient à ha matière qu’ils traite C’cst