Band 
Tome premier.
Seite
186
JPEG-Download
 

i8 6

Voyages

y

\

« une chose remarquable que l’on ne voltn parmi les anciens absolument aucun auteur« que l’on puisse appcller un sot, au lieu quen parmi nos écrivains modernes il n’y a pres-r> que que des sots, soit pour la matière qu’ilsn traitent, soit pour la façon dont ils la trai-« -cnt. Excepté cinq ou iix écrivains parmi >« ceux qui cultivent aujourd’hui les bellesn lettres, & peut âtre une quarantaine parmi" ceux des deux derniers siécles; tous les au-" tres sont assez généralement reconnus pourn des âmes lâches & des écrivains ennuyants.

•n Que doit on donc penser de la littérature•n moderne & de ceux qui s’y appliquent cn•n négligeant l’ancienne *1 «

II y a peu de nobles Vénitiens & peu deGentils hommes dans toute l’Europe qui pen-sent comme ce chevalier : auílì est-il de tousles ministres d’état de ce temá, celui qui afait le plus de bien à fa patrie; ôc il en au-roit fait beaucoup plus, lì le sénat eût vouluseconder fes vues & approuver fes proposi-tions. Les plus riches & les plus puissantsnobles Vénitiens sont encore presque tous tropesclaves du clergé & de l’éducation qu’ils ontreçue , pour le laisser porter à réformer lesdésordres que le clergé a occasionné dans l’c-