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Voyage*
la poésie, celui d’Algarotti dans les belles let-tres ; de Goldoni & du comte Charles Gozzidans la comédie : voilà à mon, avis, tous lesgrands noms de l’Italie dont on a des ouvra-ges importans.
Les lavants modernes de Florence, de PFse , de Bologne , n’ont pas encore publié desouvrages qu’on puisse regarder comme ori-ginaux ou d’une grande importance. Le pe-re Boschovit\ étant Ragusien , ne peut êtremis au nombre des Italiens. L’Italie comptele feu pape Benoit XIV, parmi les plus grandssavants de ce siècle : je veux bien croire qu’ilfut savant; mais il est ici uniquement ques-tion de ceux qui ont mis au jour des ouvra-ges propres à réformer le goût & la maniéréde penser des Italiens, & à étendre considé-rablement les lumières dans les sciences ; orle livre de Gmonifatiom sanclorum qui estl’ouvrage le plus estimé de ce pape, ne vautpas à mon avis, -les comédies de Goldoni.Lami jouissoit austì d’une grande réputation,parce qu’il a publié un ouvrage de Péruditiondes apôtres, que personne n’a connue ni avantni après lui, & parce qu’il compostait des ga-zettes littéraires , où il disoit du bien de touscèux qui alitaient boire avec lui & de tous