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toutes les règles de la Grammaire & manquententièrement de sens commun, excepté un pe-tit nombre de ceux du Royaume de Naples& de Sicile.
L’Italie abondé sur-tout en médecins & enpoètes : II n’y a presque point de bourg unpeu considérable qui n’ait son médecin. IIn’y a aucune belle qui n’ait ses poètes: lesjolis petits chiens ont ausii les leurs. L’Aca-démie des Arcades de Rome est la plus abon-dante pépinière de cette forte de fous : ellea des colons depuis le cap Pajsarç jusqu’LTrente.
Comme je vous ai marqué plus haut, qu’enItalie les goûts & la maniéré de penser dansles sciences varient selon la différence descontrées, je veux bien vous communiquerles obiervations que j’ai faites à cet égarddans chacune de ces contrées. Les Floren-tins surpassent tous les autres peuples de 11-taiie en politeilé, en lìnciié & en perspica-cité. Ce caractère, commun à toute la na-tion d’un bout ù l’autre de la Toscane, sefait sur tout remarquer dans les écrits de leursgens de Lettres & de leurs savants : il n’y aaucun ouvrage Italien où la solidité, la pé-nétration , le bon goût íe trouvent unis it la