EN DIFFER-ENS PAYS. 2IY
beauté & à l’élégancc du stile , comme dansles œuvres de Cetìilei , de Mdgûloîti, de Ke-dì , de Machiavel & de Guichardin, qui fonttous Florentins; mais d’un autre côté, il n’ya rien de plus frivole qu’un Florentin, quandil s’abandonne tout entier à l’étude & à laculture de la langue : pour lors il abuse deles talents naturels pour courir après les pué-rilités les plus extraordinaires ; les prose Flo-rentine &í les fermons du P. Segneri font desmodelés de ce que l’on peut dire de plus fa-de & de plus absurde dans un joli stile : j’ai-merois mieux perdre une heure à entendreles sottises qu’un Lazzaron de Naples proférédans l'on jargon barbare , que de lire une pa-ge des sermons de ce P. Segneri ou une cic<î«Inta d’un académicien de la Cruica: je vousdirai ici en p allant, que ce P. Segneri passepour le meilleur prédicateur que l’Italic aitjamais produit, & que la plus grande étudedes prédicateurs modernes de ce pays, c’ertde tâcher de l’imitcr : d’où vous pouvez ju-ger comment on prêche dans toute l’Italie.Cependant le mérite d’avoir fait renaître enEurope toutes les sciences & tous les arts,est bien propre à effacer entièrement dans