Voyages
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mes, qui font peut-être ce qu’il y a demieux: car j’en comtois quelques-unes quifont de tres-beaux vers, qui est la feulepartie de littérature , où nne femme Italiennepuiífe ordinairement réussir. Car , après avoirété obligées à consumer la plus grande partiede leur jeunesse à lire les fatuités spirituellesdes moralistes Italiens, elles ne font plus pro-pres , lorsqu’elles viennent depuis à gagnerun peu de liberté , qu’à ces fortes d’études ,où la nature peut plus que Part. Aussi n’est-ce pas par le goût qu’elles brillent le plus :car le pere Segneri , & les autres écrivainsascétiques de cette nation , qui font les pre-miers auteurs qu’on met entre les mains desfemmes, font de méchants maîtres en fait degoût. C’est pour cette même raison , je crois,que l'on voit en Italie beaucoup de femmesRappliquer aux mathématiques, qui ne font.point de la compétence de ce sexe, & qu’aucontraire on n’en voit guéres de celles qui ayentquelque teinture de belles lettres , lesquellesleur conviendroient mieux que toute autrescience. Une dame nous racontoit l'autre jourdans une cotterie, comment elle étoit de-venue mathématicienne, & son histoire estcelle de toutes les mathématiciennes de Pïtalie :
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