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Tome second.
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EN DIFFÉR-ENS PAYS. 49

«s à peine, nous dit-elle, fus-je là maL,-> tresse de remercier St/ Fraiiçois de Salism pour ses beaux livres ascétiques , & l’abbe<n Chiari pour ses très-mauvais romans, que« je vis paroître consécutivement à Rome« deux belles dames angîoileâ qui enchan-« toient tout le mondé par leurs discours en-*> core plus que par leur beauté. Cela me■n donna une furieuse tentation de briller &

*tï de plaire comme elles. Dans cette vue je% fis prier chez moi le pere Cordara jésuite ,

•n qui paffoit alors pour être le plus bel espritn de Rome , & lui demandai , s’il pouvoit‘‘fi me faire connoître Anacréon , la Fontaine,v> Virgile , Horaqe, JBoileau, Miîton , Swift,v Huitìe, Montagne, Tacite, Robertson &on quelques autres auteurs que j’avois enteildii* citér souvent par ces dames. Le pere me« répondit qu’ouí ; mais qu’il falloit beau-t> coup de temps & beaucoup d’applicationV, avant que je pusse feulement arriver à en-*ì tendre les langues, où ces grands hommes« écrivirent, - Cela m’eftraya : car je vouloisn- briller fur le champ, & je ne me soucioisv pas de commencer à pouvoir plaire de là,-> à vingt ans. Je le priai donc ingenûmentv> de me montrer une science, pour laquelle'Tarn. II. D