V OYAGES
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«- il ne fallût pas tant de préparatifs : fí m’in-n-^ cliqua l’Algèbre & la Géométrie, & m’en-/n voya un abbé qui m’est apprit assez - tôt« les élémens. Dès-lors je commençai à rssem-tì parer de toutes les conversations: mesthéo-« reines & mes corollaires étonnèrent d’abordn tout le monde ; mais comme on fe fut un peun familiarisé avec mes connoissances, je fisbail-n 1er tout le monde, & ces baillemens me firentr> ; changer de goût : car enfin les femmes fontn, faites pour plaire & non pour faire bailler.
Les femmes Romaines font renomméespour leur gravité : & les antiquaires préten-dent qu’elles ressemblent à cet égard aux fem-mes de l’ancienne Rome. J’ai beaucoup en-tendu parler de la gravité des anciennes ma-trones de Rome : mais quand je lis les au-teurs anciens, il me paroît que ces matronesétoient bien rares. La harangue de Caton pourla loi Oppia, qui n’est pas un conte fait àplaisir par Tite Live, mais un abrégé decelle que ce grave personnage a réellementtenue devant le peuple, où cet orateur fieplaint de l’insolence des matrones de sontemps , qui s’étoient avisées de paroître enpublic à obséder les sénateurs, les magistrats& les principaux citoyens, pour les engager