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Tome second.
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HO VoîAGEÍ

des fruits qui font les plus exquis du montPaufilipe. Le titre d’excellence m’auroit sansdoute beaucoup flatté , si je n’avois pas suque d’autres moines mendiants venoient demême tous ies matins honorer du même ti-tre & des mêmes présents tous les étrangersqui se trouvoient dans la même auberge.Ces fruits qu’on nous vantoit être du Pausi-lipe, n’étoient en effet que de la mauvaisedrogue que les fruitières des rues donnoientà ces moines par charité. II n’y a que quel-ques mois que le gouvernement fit une dé-couverte importante, fur Partiale de l’exacti-tude avec laquelle les Franciscains observentla règle rigoureuse que leur a faite St. Fran-çois de n’avoir ni toucher de l’argent. Unpere observantin du couvent de Monte Cal-vario de cette ville qui s’étoit brouillé avecson gardien, alla par vengeance dénoncerau marquis Tanucci , que ce gardien gardoit<lans le couvent un trésor d’cnviron trois centmille livres, formé des charités que font lesfidèles pour la garde des lieux saints de Jéru-salem. Le Marquis y envoya fur le champun commissaire avec des archers & on trouvaïa somme indiquée.

La superstition que ceg libertins ont ré-