EN D IF FER EN S PAYS. 143
nent : fi vous promenez vos yeux fur le ri-vage , vous êtes enchanté par quantité de pe-tits caps, & par de jolis villages dont certeplaine est parsemée : un peu plus loin fe pré-sente le mont Vésuve , qui envoyé en l’airtantôt de la fumée , tantôt du feu.
Cette ville a pourtant, ainsi que presquetoutes les autres de l’Italie, un très-grand in-convénient : c'est de manquer de promena-des publiques, où l’on puisse être à l’abri dusoleil. II n’y a point de jardins publics, nide ces allées d’arbres fous lesquels on sc pro-mène dans les villes de la Hollande , fansvoir les rayons du soleil ; faute de pareillespromenades ceux qui n’aiment pas de sc pro-mener dans les rues à l’ombre des maisons,font obligés de se tenir à la maison jusqu’ausoir, & de passer toute la journée soit à jouerou à s’ennuyer. Cependant pour ne pas pé-rir faute d’exercice, on va sc promener lesoir & la nuit après les spectacles au bord dela mer; mais ces promenades nocturnes pro-duisent deux inconvénients, l’un est qu’à lafaveur de l’obscurité on sc livre à toutes sor-tes de débauches, & qu’il sc commet, detems en tems, bien des désordres; l’autre ,que l'on perd le tems le plus précieux du