Band 
Tome second.
Seite
144
JPEG-Download
 

144 VoVAGES

sommeil, & que l’on fait du jour nuit, &de la nuit jour, au grand préjudice de lasanté. Si les Napolitains avoient des prome-nades publiques, je crois que la noblesse ydeviendroit peu-à-peu plus sociable. La plu-part des nobles n’étant accoutumés jusqu’àprésent de se voir que par des motifs de pa-renté, de jeu ou de galanterie, ils s’appri-voiferoient insensiblement & deviendroientdes êtres plus populaires & plus traitables parl’habitude de voir toujours une foule de mon-de dans les promenades.

Le commerce de Naples est peu consi-dérable , & celui des Napolitains l’est enco-re moins : la Calabre , la Pouille, la Cam-pagne heureuse envoyeur ici une partie deleurs productions, de ía foie , du coton , desvins , du bled , de í’huile , de l’alun, desfigues, des oranges , des citrons , de la man-ne , du suc de réglisse ; & les Anglois, lesHollandois, les François, les Danois, les Sué-dois viennent tirer tout cela des magasins,tandis que le gros du peuple Napolitain seborne à faire des maccarons , des cordes dsviolon , des boëtes de la lave du montVésuve í â tricoter des bas ; à courir de cou-vent en couvent mendier la soupe; à voler

dés*