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*Prùv. 17.j8- & Jfl-
* Prov.%%■ Z-
* Prov.30. 16.
* Provì
17-
PROVERBES.
les rayons de mielmais celui qui a faimtrouve doux même ce qui est amer.
8. L’homme qui s’écarte de son lieu estcomme l’oifeau qui abandonne son nid.
9. L’huile odoriférante & le parfum ré-jouissent le cœur, & le conseil d’un ami estla douceur de famé.
10. * X’abandonne point ton ami, ni l’a-mi de ton pere, & n’entre point dans la mai-son de ton frere, lorsque tu feras affligé; carnn bon voisin qui est près vaut mieux qu’unfrere qui est éloigné.
11. Mon fils, ibis sage, & donne la joie àmon cœur, afin que j’aie de quoi répondre àcelui qui me fait des reproches.
12. * L’homme bien avisé prévoit le mal& íe tient caché, mais les imprudens pas-sent, & en souffrent le dommage.
13. * Quand quelqu’un aura cautionnénn étranger, ôte-lui son habit, prends-le engage pour cet étranger. 1)
14. Celui qui fe leve de grand matin pourlouer son ami à haute voix, fera réputé com-me s’il le maudiffoit. 2)
is. Une gouttière continuelle durant unegrosse pluie, & une femme querelleuse, c’esttout un.
16. Celui qui la veut retenir est commes’il vouloit arrêter le vent, contenir unehuile qui s’écoule de la main.
17. Le fer aiguise le fer, & la vue d’unami excite son ami.
18. Celui qui garde le figuier mangera deson fruit; ainsi celui qui garde son maître,sera honoré.
19. Ce que seau est à l’égard de seau,ainsi le cœur d’un homme est à l’égard del’homme.
20. Le sépulcre & le gouffre ne font ja-mais rassasiés ; ainsi les yeux des hommesfont insatiables.
21. * Comme le fourneau éprouve I’ar-gent, & le creuset for, de même f hommeest éprouvé par la bouche de celui qui loue.
22. Quand tu pilerois un insensé dans unmortier, comme on y pile le grain avec unpilon, fa folie ne fe détachera pas de lui.
2Z. Sois diligent à reconnoître f état detes brebis, & fais attention à tes troupeaux ;
24. Car les richesses ne durent pas tou-jours , & la couronne ne demeure pas d’âgeen âge.
2s. Le foin fe montre & l’herbe paroît,& on recueille le foin des montagnes.
26. Les agneaux seront pour te vêtir, &les boucs feront le prix du champ.
27. L’àbondance du lait de chevre ferapour ta nourriture, pour celle de ta maisonA pour nourrir tes servantes.
RÉFLEXIONS.
Cette sentence de Salomon, m te glorifie point dulendemain , car tu ne sais pas ce qiíamenera le jour qui
1) Vers. 15. Ou suivant la version grecque : ôte P habit deV impie , car il a violé la loi du Seigneur , N H u outragé fiesfireres en ravisant leur bien.
2) Vers. 14. Les louanges excessives & données à contre*tems font la marque d’une haine sécrété.
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doit suivre, nous avertit que rien n’est plus incertainque la vie & les événemens, & qu’ainsi c’est unegrande folie de compter for Pavenir. Le sage nous ap-prend ensuite, qu’il n'est ni de la prudence-, ni de l’hu-milité, de se louer foi-mëme; que l’on doit éviter fortsoigneusement la colere & l’emportement ; que ceuxqui nous reprennent avec sincérité, font nos meil-leurs amis, & qu’au contraire, ceux qui ne nous par-lent pas sincèrement , & qui nous flattent, font nosennemis ; que les vrais amis font un bien très-précieux,& qu’il 11e faut jamais les abandonner. Les femmesdoivent apprendre dans ce chapitre, à fuir l’humeuraigre & querelleuse, & à revêtir un esprit paisible &doux, qui leur procurera des jours tranquilles, &préviendra les querelles domestiques & les malheursque causent dans les familles, la division & les disputesentre les chefs. Le sage nous dit, qu’il y a des genstellement incorrigibles, que ni les avertiilêmens, ni leschátimens ne peuvent les changer. Enfin, les maximesde Salomon for Péconomie & la diligence, doiventêtre observées, non-íèulement à cause de Futilité quien revient, mais for-tout, parce qu’en Rattachant àun travail légitime, on vit plus innocemment, & parcequ’une vie simple & laborieuse est un secours pour lapiété & pour le salut.
CHAPITRE XXVIII.
Ce chapitre contient de belles sentences fur l'état d'unebonne & d’une mauvaise conscience, sur le gouverne-ment , sur soppression,sur s intégrité , sur les etifansqui s adonnent a la vertu & à la piété , ou qui s'enécartent , fur la droiture , t usure , & C observation descommandemens de Dieu , fur C élévation des gens debien , la crainte de Dieu , la domination tyrannique ,la diligence , la bonne foi , Iacception des personnes ,fur les malheurs oti tombent les envieux & les avares ,fur les corrections & le péché des enfans qui volent leursparens ; enfin fur la présomption, & sur la bénéficenceenvers les pauvres.
1. * Le méchant fuit sans qu’on lepoursuive ; mais le juste est hardi commeun jeune lion.
2. C’est à cause des péchés d’un pays qu’ily a plusieurs princes z); mais la dominationfera prolongée par un homme sage.
5. Le pauvre qui opprime les petits , estcomme une pluie qui fait du ravage, & amenela famine.
4. Ceux qui violent la loi louent le mé-chant ; mais ceux qui l’obfervent s’unissentcontre lui.
5. Ceux qui font adonnés au mal’, nepensent point à ce qui est droit; mais ceuxqui cherchent l’Eternel, prennent garde àtout.
6. * Le pauvre qui marche dans son in-tégrité vaut mieux que le riche dont lesvoies font détournées.
7. Celui qui observe la loi est un enfantsage ; * mais celui qui entretient les gour-mands fait honte â son pere.
8- Celui qui augmente son bien par l’u-fure & par des intérêts excessifs , amassefa fortune pour celui qui aura pitié despauvres.
9. La priere même de celui qui détourneson oreille, pour ne point écouter la loi,est une abomination.
10. Celui qui fait égarer les justes, enles engageant dans un mauvais chemin ,
3) Vers. 2. Ou , il y aura de sréquens changemens de prince.
4) Vers. 17. L’hébr. porte à la lettre : celui qui a calomniédans le sang d’une ame.
* Lév. 26.36. Dent.26. 7. 6s-
* Prov.19. 1.
* Prov.29.