VJTRUVE. LIV. Yl.
k\
campagne les péristyles touchent à l’habitation du maître,et que les cours sont entourées de portiques pavés quiont vue sur les palestres et les promenades.
Je viens, autant qu’il m’a été possible de le faire som-mairement , de donner, comme je l’avais promis, lamanière de disposer les maisons de la ville ; je vais direcomment il faut s’y prendre pour rendre celles de lacampagne commodes et propres aux usages auxquelselles sont destinées.
VI. De la disposition des maisons à la campagne.
Il faut d’abord s’occuper de la salubrité, comme nousl’avons prescrit dans le premier livre au sujet des fon-dements des murs, et pour cela, examiner les diffé-rentes expositions, et donner la meilleure a la maison.Sa grandeur doit être proportionnée à l’étendue de laterre, à la quantité des produits ; le nombre et la gran-deur des basses-cours seront déterminés par la quantitédes bestiaux et le nombre des charrues. La cuisine seraplacée dans l’endroit le plus chaud de la cour, et les éta-bles à bœufs y attenant auront leurs crèches tournéesvers la cheminée et le soleil levant; les bœufs, à la vue dufeu et de la lumière, ne deviennent point hérissés. Aussiles laboureurs expérimentés pensent-ils que les étables àbœufs ne doivent être exposées qu’au soleil levant.
Leur largeur ne doit pas avoir moins de dix pieds niplus de quinze; quant à leur longueur, elle devra êtredans la proportion de sept pieds au moins pour chaquepaire de bœufs. Que la salle de bains soit aussi contiguëà la cuisine; le service qu’exigent les bains à la campagnesera plus facile. Il faudra encore que le pressoir soittout auprès de la cuisine : celte proximité rendra plusaisée la préparation des olives; viendra ensuite le cellier