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y sont menés, ils prennent leur nourriture au soleil dumatin, et deviennent plus beaux. Les granges, les gre-niers à foin et à blé , le moulin doivent être construits àune certaine distance de la maison, pour qu’elle n’aitrien à craindre du feu. Si l’on veut ajouter quelque or-^ nement à la maison, les proportions qui ont été donnéesci-dessus pour les édifices de la ville, pourront être sui-vies , pourvu qu’il n’en résulte aucun embarras pour leservice de la ferme.
Tous les édifices doivent être parfaitement éclairés;le point est important. C’est une chose facile à la cam-pagne, où les murailles d’un voisin ne peuvent venir s’op-poser au jour; à la ville, au contraire, la hauteur d’unmur mitoyen, le rapprochement des maisons répandentde l’obscurité. Pour voir si l’on aura assez de jour, ilfaut faire l’expérience suivante : du coté où l’on voudraprendre le jour, on tendra une corde depuis le haut dumur qui peut faire obstacle au jour, jusqu’à l’endroit oùil doit être reçu; et si de cette corde, en regardant enhaut, on peut découvrir une vaste étendue du ciel, lalumière arrivera dans le lieu sans empêchement.
Si le jour était arrêté par une poutre, un linteau, unplancher, il faudrait faire des ouvertures au-dessus desobstacles qu’il rencontre, et l’introduire par là; en unmot, il faut s’y prendre de manière que partout oùle ciel pourra être vu à découvert, il y ait place pour desfenêtres : c’est ainsi qu’on aura des maisons bien éclai-rées. Les chambres et les salles à manger exigent beau-coup de jour; mais c’est surtout aux passages , aux esca-liers en limaçon et aux droits qu’il faut en donner,parce que souvent il arrive que des personnes s’y ren-contrent venant les unes d’un côté, les autres de l’autre,et s’y croisent avec des fardeaux qu’elles portent.
Je viens d’expliquer la manière de distribuer les mai-sons en Italie, assez clairement, je pense, pour que les