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Tome second.
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VITRUVE. LIV. VI. 47

constructeurs n’y trouvent rien d’obscur. Je vais diresommairement comment les Grecs ont l’habitude de dis-poser leurs maisons, afin qu’on ne l’ignore pas.

VII. De la disposition des édifices grecs, et des parties qui les composent.

Les cours ne sont point en usage chez les Grecs, aussin’en bâtissent-ils point ; mais de la porte d’entrée on pé-nètre dans un corridor assez étroit, ayant d’un coté lesécuries, de l’autre la loge du portier, et terminé parune porte intérieure. Ce passage, ainsi placé entre deuxportes, s’appelle en grec Srvpapeïov. De là on entre dans lepéristyle. Ce péristyle a des portiques de trois côtés; àcelui qui regarde le midi, il y a deux antes , placés àune grande distance l’un de l’autre, qui soutiennent unpoitrail; l’espace compris entre les deux antes, moinsun tiers, donne la profondeur de ce lieu, que quelques-uns appellent xpoarccg, et d’autres Trapaorùç.

C’est là que sont placées intérieurement de grandessalles où les mères de famille vont s’asseoir au milieu desfemmes qui apprêtent les laines. A droite et à gauche duprostadium se trouvent des chambres, dont l’une s’ap-pelle thalamus, l’autre antithalamus. Autour des por-tiques sont les salles à manger ordinaires, les chambresà coucher, le logement des domestiques. Cette partiede la maison s’appelle gynécée.

A ce bâtiment s’en joint un autre plus vaste, ayantde plus larges péristyles, dont les quatre portiques sontde hauteur égale, ou dont l’un, celui qui regarde le midi,est soutenu par des colonnes plus hautes. Ce péristyle,dont le portique est plus élevé, se nomme rhodien. Il ya de ce côté de magnifiques vestibules, des portes par-ticulièrement belles. Les portiques des péristyles sont