NOTES DU LIVRE X. 553
c’est une hauteur qui convient pour un parapet. Perrault et G a -liani ont adopté la même interprétation.
Diade , qui se pare de l’invention des tours mobiles , n’en de-vint sans doute que l’imitateur après ses voyages. Il avait accom-pagné Alexandre en Judée, où ces tours étaient connues aussibien que chez les autres peuples de l’Asie , plus de 3oo ans avantson maître. Voyez le prophète Ézéchiel parlant aux Israélites dufutur siège de Jérusalem, ch. iv, f 2 , et ch. xxi, -j 11 ; voyezaussi M. de Folard, Traité de Vattaque et de la défense desplaces, art. xiv.
99. — Kpto^o'xYi- Dans tous les exemplaires de Vitruve , ce mot
est écrit avec un et les commentateurs qui croient qu’il estcomposé de jtpio'ç, qui signifie bélier; et de S'ox.dç, poutre, l’ont in-terprété trabem arietariam ; mais Perrault croit qu’il doit êtreécrit avec un comme dans Athénée 5 qu’il n’est pas composé de^ozoç, mais de et qu’il signifie la machine qui reçoit et qui
enferme le bélier, ce qui s’accorde avec le texte qui porte arieta-ria machina quœ Grœce jcp loiïéyy dicitur; et la raison , c’est que lapoutre qui sert de bélier et la machine à bélier sont deux chosesdifférentes , comme le fait voir clairement le texte.
100. — Ia quo constituebatur transversa sucula. Quel était l’usagede ce moulinet? L’effet du moulinet est de tirer avec force, maislentement; ce mouvement suffisait pour ramener la poutre quipouvait quelquefois engager son fer pointu entre les pierres oumême dans celles qu’il perçait. Or, il est vraisemblable qu’aprèsque des hommes qui travaillaient à faire agir cette machine,avaient tiré les câbles pour faire couler la poutre sur des rou-leaux , en avant, il y en avait d’autres qui la retiraient en arrièreavec ce moulinet. La tarière commençait sans doute la brèche,parce que le bélier aurait été trop longtemps à rompre une pierreavec sa tête grosse et ronde , ce que faisait facilement la tarièreavec son bec pointu ; et lorsqu’il y avait une pierre ôtée par lemoyen de la tarière qui la mettait en pièces, le bélier n’avaitpas de peine à emporter les autres , en les poussant vers lesvides.
101. — Inclusi tori. Perrault a cru , avec Laët, qu’il fallaitcorriger cet endroit, suivant Athénée , qui dit qu’il y avait dansle canal, sous la poutre à tarière , des cylindres qui servaient àla faire couler avec plus de facilité. C’est pourquoi , au lieu dem eo canali capite ferrato tignum , sub eo autem ipso canali in-clusi tuti, il lit : sub eo autem {tigno) in ipso canali inclusi tori ;