XIV
PREFACE;
tion $ Eurythmie $ à Symmetria et à Décor dont proportion et bienséance sontl’explication. Mais si quelques mots écrits en italique, comme Taxis et Diawthesis , n’ont point d’explication à la marge, c’est parce que l’explication en estdans le texte.
Il faut encore remarquer que les mots grecs ou latins qui sont expliqués dansle texte sont mis avec leur terminaison naturelle, parce qu’il n’aurait pas été àpropos de dire : l’ordonnance que les Grecs appellent Taxe, la disposition quiest ce qu’ils appellent Diathèse ,* mais quand on a dû laisser le mot grec ou latindans le texte, seulement par la raison que notre langue n’en a point d’autre,on a mis l’explication à la marge, et on lui a donné une terminaison française,à l’imitation de ce que l’usage a déjà établi en plusieurs autres mots grecs, commedans les mots Physique, Rhétorique, Physionomie. Mais on a estimé qu’on n’endevait user ainsi qu’aux mots à qui l’usage commun a fait cette grâce, tels quesont par exemple : Stylobata, Echinus , Astragalus, Thorus, Tympanum,Acroterium, Denticulus, Mutulus, etc. , que les architectes expriment ordi-nairement par : Stylobate, Echine , Astragale, Thore, Tympan, Acrotère,Denticule, Mutule , etc. Les autres, qui n’ont point encore ce privilège, ont étélaissés avec leurs terminaisons grecques et latines, comme Gnomon , Amussium,Manucla, Pnigeus, Camillum, Replum, Rucula , etc., et l’on a cru que celaembarrasserait moins le discours que si l’on avait mis Gnome, Camille,Bucule, parce que la terminaison étrangère faisant connaître d’abord que lesmots ne sont point français, l’esprit ne se met point inutilement en peine de lesentendre, comme il arrive quand une terminaison familière, faisant soupçon-ner qu’ils sont français, augmente le chagrin que l’on a de ne pas les^ entendre.
Mais, sans chercher de meilleure raison pour autoriser l’usage, qui s’en passebien, je m’en suis tenu à ce qu’il en a établi, sans me vouloir hasarder d’intro-duire aucune nouveauté, et j’ai suivi l’exemple de tous ceux qui, jusqu’à présent,n’ont point écrit Cyre pour Cyrus, ni Tane pour Tanais , ni Zesûe pour Les-bos, ni Laryngé pour Larynx , ni Phillirée pour Phyllirea , quoiqu’on diseDédale au lieu de Dœdalus; Èbre, au lieu c VEbrus; Eiymanthe, au lieu