LIVRE VIII.
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» de vapeur dans le premier puits, qui, étant partagée entre les deux autres, doit diminuer la» quantité de celui-ci. »
Ce n’est pas, comme le croit Perrault, une vapeur qui se trouve sous la terre, mais un airqui n’est pas respirable, qui se fixe au fond des puits et y devient stagnant; on l’évite en éta-blissant un courant d’air au moyen d’un autre puits qu’on fait communiquer avec celui-ci parune galerie. Vitruve ne dit cependant pas ici le point essentiel : c’est qu’il faut que l’ouverturede ce dernier puits soit plus élevée que celle de l’autre, pour prendre une colonne d’air moinsdilaté, et par conséquent plus pesant, qui par son poids force l’air qui est daus l’autre puitsde sortir et le remplace continuellement, ce qui établit la circulation. Vitruve est encore plusdans l’erreur lorsqu’il veut qu’on fasse deux autres puits à coté du premier ; un seul suffitpour établir cette circulation.
Galiani est étonné de ce que Vitruve n’exige qu’une seule couche de chaux et de caillouxconcassés pour l’enduit des citernes, tandis que dans le chapitre I er du livre VII il en exigebeaucoup plus pour le pavé des maisons. Il croit que Vitruve n’a voulu parler ici que de lapremière couche dite statumen , et tout au plus de la seconde dite rudus , et qu’il a négligé deparler des autres.
Nous voyons que tout l’intérieur de la citerne dont nous avons parlé, où l’on conservaitl’eau douce pour la flotte romaine au cap Misène, appelée la piscine admirable, était cou-vert d’un dernier enduit composé de chaux et de tuiles concassées ; c’est celui que l’auteurnomme la trulisation.