VITRUVE,
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CHAPITRE III.
d'une autre machine a tirer, et de la manière de la dresser.
Comme il y a trois poulies qui fonctionnent dans la machine dont nous venonsde parler, on l’appelle Trispastos (i); quand il y en a deux dans la partie infé-rieure et trois dans la partie supérieure, on l’appelle Pentcispastos ( 2 ). Si l’on veutavoir une machine capable de lever de plus grands fardeaux, il faudra employerdes pièces de bois plus longues et plus grosses, et augmenter à proportion laforce des chevilles et des autres liens qui sont en haut, ainsi que celle des mou-linets qui sont en bas.
Ces choses étant ainsi préparées, les câbles qui sont en la partie de devant dela machine (3) seront laissés lâches et sans être tendus, et l’on attachera assezloin de là les écharpes qui tiennent au haut de la machine , ensuite l’on ficherades pieux de travers en terre, et l’on les y enfoncera bien avant avec des mail-lets, s’il n’y a point d’autre chose oh l’on puisse attacher fortement une corde.Après cela il faudra lier la partie supérieure du moufle au haut de la machine, etde ce même endroit faire conduire un câble vers un pieu auquel la partie infé-rieure sera attachée, et, l’ayant passé par-dessus la poulie de cette partie infé-rieure, le faire retourner à la partie supérieure, et, delà, le faire descendre vers
(1) C’est-à-dire, tirant par trois.
(2) C’est-à-dire , tirant par cinq.
(3) Je traduis ainsi Antarii fines , parce que ce sontdes cordes qui appuient la machine quand elle estdressée, et qui la tiennent comme les aubans affer-missent le mât d’un navire. Ils sont peut-être appelésAntarii, parce qu’ils servent d’arcs-boutants appelésci-devant Antœ et Anterides par Yitruve; ou parcequ’ils sont en la partie de devant, pour les distinguer
de ceux qui sont derrière et qui sont appelés Retina-cula. Ils doivent être tenus lâches, parce qu’ils ne ser-vent à la machine que quand elle est levée, et il s’agitici de la lever. Pliilander croit néanmoins que Antariifuries sont les câbles qui sont passés dans les mouflespour lever les fardeaux ; et Baldus veut que ce soientces cordes que nos ouvriers appellent P'intames, quiservent à conduire la pierre et à la tirer vers l’endroitoù on la veut poser.