LIVRE X,' 313
coup (le force et de promptitude, Au-dessus delà poutre, ou faisait comme unevoûte qui la couvrait et qui soutenait les peaux fraîchement écorchées dont lamachine était couverte.
A l’égard du Corbeau, il n’a pas cru en devoir rien dire, parce qu’il avait re-connu que cette machine ne produisait pas un grand effet (18). Il avait pro-mis (19) d’expliquer la structure de la machine montante (20), qui est appeléeEpïbatha , et des machines navales (21) avec lesquelles on peut entrer dans lesnavires ; mais j’apprends avec regret qu’il n’a pas exécuté sa promesse.
Après avoir parlé de la structure des machines dont Diades a écrit, il me resteà dire ce que j’en ai appris de mes maîtres, et à quoi elles peuvent être utiles.
(18) Elle fut cause néanmoins de la première vic-toire que les Romains remportèrent sur les Carthagi-nois en une bataille navale, selon Polybe. Et les grandseffetsque l’on racontedes machines d’Archimède pourla défense de Syracuse sont attribués par Plutarqueprincipalement à ce corbeau. Polybe et Jul. Fonta-nius disent que le'consul C.Duellius, qui comman-dait l’armée navale des Romains, fut l’inventeur decette machine, quoique Quinte-Curce en attribuel’invention aux Tyriens , lorsque leur ville futassiégée par Alexandre ; car l’autorité de ce dernier
historien ne le doit pas emporter sur les deux autres.
(19) Athénée fait la même plainte contre Diades;ce qui peut faire croire , ainsi qu’il a été dit, que Vi-truve a traduit d’Atliénée ce qu’il rapporte de Diades,et qu’il n’a point lu le livre de Diades.
(20) Je corrige le mot accessus que je crois avoir étémis au lieu de ascensus, y ayant apparence que cettemachine est la même que Vitruvea appelée, au com-mencement de ce chapitre, ascendcnlem machinam.
(21) Il y a apparence que ces machines sont celles-là même dont Polybe a fait la description.
Tome II.
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