ZOOPHYTES.
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ridiennes, plusieurs espèces de Montlivaultia, M. astartina, M. cuneata,M. incurva, M. virgulina, M. Waldeckensis, etc. Nous pourrions trouver,parmi les nombreux échantillons de Montlivaultia que nous avons recueillis aucap de la Hève, des exemplaires se rapportant exactement à tous ces types, etmême, avec un peu de bonne volonté, à bien d'autres, la diversité des formesétant excessivement multipliée. Mais, malgré l'autorité des savants auteurs desLethea Bruntrutana, nous n'osons pas considérer des caractères tels que la plusou moins grande longueur, l'évasement plus ou moins considérable de lacoupe, la courbure plus ou moins accentuée, comme suffisants pour créer desespèces nouvelles, dans un genre aussi prédisposé à la diversité des formes,et, jusqu'à nouvel ordre, nous ne croyons devoir conserver qu'une seule espèce,le M. Lesueurii d'Edwards et Haime, où viendront se ranger tous les typesdifférents, réunis du reste par des passages incontestables et infinis.
NOTE ADDITIONNELLE.
Au moment de faire paraître ce travail, nous avons reçu un échantillonprovenant des couches kimméridiennes du Havre, et assez intéressant pourque nous pensions devoir en dire quelques mots. C'est une Phasianelle pré-sentant une très- grande ressemblance avec le Phasianella striata de l'Oxford-clay, à tel point qu'il nous est impossible d'affirmer que ce ne soit pas la mêmeespèce. Il serait donc possible que le Phasianella striata eût continué à vivreaprès l'époque oxfordienne pour se retrouver dans les mers kimméridiennes.Mais, d'un autre côté, il est à remarquer que la gangue de l'échantillon quinous a été communiqué est un fragment de calcaire oolithique exactementsemblable à celui qui constitue les couches de l'Oxford- clay à Trouville,c'est- à- dire tout près du Havre; on pourrait donc supposer aussi que ce fossilen'est qu'un accident dans les assises du Kimmeridge- clay, et qu'il a étéentraîné par les eaux avec le fragment de roche qui le renferme, alorsqu'elles battaient des falaises oxfordiennes et formaient de leurs débris lesdépôts kimméridiens.
On conçoit qu'en présence de cet unique échantillon, nous ne pouvons rienconclure, et que le temps seul doit juger la question.