Je ne puis assez Vous prier d’examiner avecbeaucoup de soin ce qu’on a imputé dans les der«niers 20 ans à nos anciens magistrats. La secte ré-volutionnaire a pris à tache de dénigrer tous lesSouverains et tous les administrateurs comme destyrans et des sots. Par-là toute l’histoire de cettepériode a besoin d’une révision impartiale, (eod.)
Je trouve que le point de vue sous lequel l’histoiredes trois derniers siècles de la Suisse est intéressante,est de la considérer comme un recueil d’expé-riences, de la manière, dont se développent leidiverses formes des constitutions républicaines,abandonnées à elles-mêmes, soit en bien soit enmal, et comme le spectacle unique d’un peuple dontles circonstances ne furent celles d’aucun autre.(1800, 14 Juill.)
C’est une des imperfections qui a le plus contri-bué à la perte de la Suisse, que tout homme queson bonheur n’avoit pas fait naître d’une famillepatricienne, ne pouvoir jamais dans son propre paysparvenir à une place éminente, encore moinsdans un autre Canton de la Suisse. Ce quifit qu’elle ne parut pas une patrie commune.De là tant d’égoisme. On étoit comme cloué à laglèbe. Dans les anciens tems on fut là- dessus
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