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PHILIS.Laiſſe-moy aller?MOR ON.Et bien, ouy, demeure, ie ne te diray mot.PHIL IS.Preads- y bien garde au moins; car à la moindreparole ie prends la fuitte.MORO N. II Vit une Sceni de Feſtes.soit. Ah! Philis.. EH.., Elle s'enfuit,& ie neſcaurois Fattraper Voila ce que c'eſt, ſi ie ſęavois chã-ter i en ferois bien mieux mes affaires La pluſpart desfemmes auiourd'huy ſe laiſſent prendre par les oreil-les: elles ſont cauſe que tout le monde ſe meſſe de Mu-ſique,& l on ne reüſſit aupres d'elles, que par les pe-tites chanſons,& les petits vers qu'on leur fait enten.dre. Il faut que i apprenne à chanter pour faire com-me les autres. Bon, voicy iuſtement mon homme.
SS ENE IN
SATIRE.
MORON.
Ah! Satyre mon amy, tu ſgais ee que tu mas premis il y a long- temps, apprends- moy à chanter, ie teprie? TTR.
le le veux; mais auparav ant&coute vne chanſonque ie viens de faire. MORON.
I] eſt ſi accouſtumè à chanter qu'il ne ſgauro it par-ler d autre fagon. Allonꝭ chante, j Ecoute. s
SAT FRE. le portois.,MO RON. Vne chanſon, dis- tu;
DE LISLE ENCANTEE 53
ATMOR O N. Vae chanſon à chanter)E ii j