80 LES PLAISIRSLA PRINCESS E.Vous vous mocquex, Seigneur,& ce n' eſt pas cequ'il demande.EVRIALE. ipardonnez- moy, Madame, ie ſuis aſſez temeraitepour ce la,& ie prends à tẽmoin le prince voſtre pere,
i ce n eſt pas vous que i ay demande. C'eſt trop vous
te nix dans l'erreur, il faut lever le maſque,& deuſſiez-vous vous en prẽvaloir contre moy, dèeouvrir à vosyeux les veritables ſentimens de mon cœur. c nay ja-mais aymẽ que vous,& je n aymeray iamais que vous.C'eſt vous Madame, qui m' avez enlevè cette qualitéd' insẽſible que j avois toujours affe ctẽe,&tout ce quejay pu vous dire, na eſtꝭ qu vnc feinte qu' vn mou-vement ſecret m'a inſpiree,& que ie n ay ſuivie qu a-vec toutes les violences imaginables. Il falloit quel -le ceſſat bien toſt, ſans doute,& je m̃ ẽtõne ſcule mentqu'elle ait pu duret la moitiè d' vn jour: car enfin iemourois, ie brülois dans lame quand ie vous degui-ſois mes ſentimẽs,& jamais cœut na ſouffert vne cõ-rrainte égale à la miẽne. Que ſi cette feinte, Madame,a quelque choſe qui vous off nſe, ie ſuis tout preſt de
mourir pour vous en vanger: Vous n'avez qu' à par-
ler,& ma main ſur le champ fera gloite d'executer
Arreſt que vous prononcerez.LA PRINCESS E. 2
Non, non, prince, ie ne vous ſęay pas mauvais gr de
max oi abuſte,& tout ce que vous m' avez dit jc Lai.me mieux vn feinte, que non pas vne veritt.LE ER IN CE.Si bien donc, ma fille, que tu veux bien acceptetce prince pour Eſponx? 8LA PRINCESS E.
Seigneur, je ne ſgay pas encore ce que ie vtux: dõ ·ne · moy le temps d ſonger, ie vous. prie,& me-pargnex
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1AmasAu des
8fut en