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DE LISLE ENCHANTE E. 95tre les Hypocrites; mais quoy qułelle euſt eſtè trou-vẽe fort divert ſſante, le Roy connut tant de confor-mitè entre ceux qu'vne veritable devotion met dansle chemin du Ciel,& ceux qu'vne vai ne oſtent tiondes bonnes œuvres n'empeſche pas d'en commettrede mauvaiſes; que ſon extrème delicateſſe pour leschoſes de la Religion ne puſt ſouffrir cette reſſem-blance du vice avec la vertu qui pouvoit eſtre priſeIvne pour autre: Et quoy qu on ne doutaſt pointdes bonnes intentions de'Autheur, il la deffenditpourtapt en public,& ſe priva ſoy- meſme de ce plai-ſir„pour a'en pas laiſſer abuſer à d'autres, mo ins ca-pables d'en faire vn iuſte diſcernement.
Le Mardy treiziéme, le Roy voulut encore courreles Teſtes, comme à vn jeu ordinaire que devoitgaigner celuy qui en feroit le plus: Sa Majeſtéè eutencore celuy de la Courſe des Dames, le Duc deS Aignan celuy du jeu;& ayant eu lhonneur d'entre pour le ſecond à la diſpute avec ſa Majeſté: La-dreſſe incomparable du Roy luy fit encore avoir ceprix,& ce ne fut pas ſans vn eſtenne ment, duquel onne pouvoit ſe deffendte, qu on en vit gaigner quatreà Sa Majeſté en deux fois qu'elle avoit couru lesTeſtes.
On joũa le meme ſoir lacomedie du Mariage For-ce, encore de la facon du mème Sr. de Moliere, meléedentrees de Balet,& de Recits: Puis le Roy prit lechemin de Tontaine-bleaù le Mercredy quatotziéme;toute la Cour ſe trouvant ſi ſatisfaite de ce qu elleauoit veu, que chacun crũt qu'on ne pouvoit ſe paſſerde le mettre par crit, pour en donner la cõnoiſfance 5ceux qui n avoiẽt pu voir des Feſtes fi diverſifiẽessſiag reables; où l'on a pu admirer tout à la fois le pro-jet avec le ſucceꝛ, la liberalite auec la politeſſe, le grãdnombre auec l' ordte,& la ſatis faction de tous. 2 les
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