Tonlel.
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5ville
N
AN 31FROSINE.Ho! pouſſez; ie le quitte,& ne raiſonne plus,Tant mes ſens coup ſur coup ſe treuuent confondus.Aces Enigmes là ie ne puis rien comprendre.
AS CA GNE.Ie vais vous expliquer, ſi vous voulez m' entendre.Valere dans les fers de ma ſœur arreſtéMe ſembloit vn amant digne deſtre Ecouie,Et ie ne pouuois voir qu on rebutaſt ſa flame,Sans qu vn peu d intereſt touchãt pour luy mon ame.Ie voulois que Lucine aymaſt ſon entretien,Ie blämois ſes rigueurs,& les blämay ſi bien, iQue moy-meſme i entray, ſans pouuoir m'en def-fendre.Dans tous les ſentimens qu'elle ne pouuoit prendre.Ceſtoit en luy parlant moy qu il perſuadoit,Ie me laiſſois gagner aux ſoupirs qu il perdoit,
Et ſes veux tejettez de objet qui Penflame
Eſtoient, comme vainqueurs, receus dedans moname. 5
Ainſi mon cœur, Froſine, vn peu trop floible, helas!
Se rendit à des ſoins qu on ne luy rendoit pas,
Par vn coup refleſchy te geut vne bleſſure,
Et paya pour vn autre auec beaucoup d'vſure.
Enfin, ma chere, enfin, Famou que h eus pour luß
Se voulut expliquet, mais ſous le nom d autruy:
Daus ma bouche, vne nuit, cet mant trop ay mable
Cruſt reacontrer Lucile à ſes vœux fauorable,
Et ie ſgeus menager ſi bien cẽt entretien,
Que du deſguiſement il ne recoimut rien.
Sous ce volle trompeur qui flatoit ſa penſee,
Ie luy dis que pour luy mon ame eſtoit bleſſẽeʒ
Mais que voyant mon pere en d autres ſentimens,ui