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3TIR AGI. COMEDIE. 69Ie ne demande point que vous flatiez ma flame.Ouurez-moy voſtre cœur, ie vous cuure mon ame;le puis auoir trop cru ce doux empreſſementQui ma fait accepter la qualitè d' amant.
Mais ſi Lage où ie ſuis repugne à U Hlymense,Quels qu en ſoient les appreſts, ma main neſt pasdonne,.
Et ie veux qu auioutd' huy vous reſoluieʒ pour moy
Sil faut què i abandonne, ou retire ma foy.AN TIOOHN&Comme de ma raiſon le deſordre eſt extrẽ me,Vous prendrez mieux, deigneur, ce conſeil de vons-meſme,Ou pluſtoſt lamour ſeul a droit de deciderCe ſerupule de gloire oùᷣ ie vous voy ceder.C' eſt luy qu'il en faut croite, il connoit ſeul voſtreame, 8 3
Mais apres tout eclat qua cherchè voſtre flame,Croĩray- ie qu vn moment puiſſe auoir refroidyCe feu dont voſtre cœur S eſt touſiours applaudy:Croiray- ie qua vos yeux la Reine moins aimable.,
SELEV GYouter ſi Stratonice eſt touſiours adorable!Elle pour qui le Ciel par de rares effortsSemble auoir ẽpuiſe ſes plus riches treſors!Elle à qui tous les cœurs, gagnez ſans reſiſtance.Mais nexamine point enfin ce que iᷣen penſe,Et croy ton Pere preſt à reprendre ſa foy,S'il faut ce ſacrifice à la gloiie d Vn Roy.
ANTI O CES. iNon, noh, aimez, Seigneur, ie voy trop quel empireA ſur vœus cet amour qu il vous plaiſt dien dedire,En tout àge il eſt beau de briiler de ſes feux,Viuez poùx Sttatonice,& rendez-vous heureux.