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Digne de noſtie encens,&, digne de nos vers. f
Mais à ce grand effort en vain je vous anime:
Ie ne puis pour loiter rencontrer vne rime.
Des que ſ'y veux reſver, ma vainę eſt aux abois:
Lay beau frotter mon front, j ay beau mordre mesdoigts;
Ie ne puis arracher du creux de ma cerve lle,
Que des Vers plus forcez que ceux de la Pucelle:
Ie penſe eſtre à la geſne,& pour vn tel deſſein,
La Plume& le Papier reſiſtent à ma main.
Mais quand il faut railler; j ay ce que je ſouhaite;
Alors, certes, alors je me connoit Porte:
Phebus, dès que je parle, eſt preſt à mexaucer i
Mes mots viennent ſans peine,& courent ſe pla-cer.
Faut-il peindre vn Frippon fameux dans cette
ville?
Ma main, ſans que j y r ve, Ecrira Saumaville.Faut- il dun Sot parfait montrer original?Ma Plume au bout du vers d abord trouve Saufzl.Ie ſens que mon Eſprit travaille de genie.
Faut. il d un froid Rimeur depeindre la manieMes vers, comme un torrent coulent ſur le papier:Ie rencontre à la fois Perrin,& Pelletier,
Bardou, Mauro), Bourſaut, Colletet, Titre ville,Et pour vn que je veux j'en trouve plus de mille.Auſſi-toſt je triomphe,& ma Muſe en fæcret,Leſtime& s applaudit qu beau coup qu'elle a fait.Oeſt en vain, qu' au milieu de ma fureur extreme,le me fais quelque fois des legons à moy-meſme.En vain je veux au moins faire grace à quelqu un,Ma Plume auroit regret d'en epagner aucun:
Et ſi· toſt qu vne fois la verve me domine,
Tout ce qui s offre à moy paſſe par Letamine.Le Merite pourtant meeſt ton jouis precieux, f
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