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un peu la toile, se tâtonner du bout du pied;saisies ensuite d’effroi, se laisser tomber le longde leurs fils avec précipitation; revenir quel-ques momens après se tâtonner de nouveau.Lorsque chacun de ces insectes est parvenu àêtre sûr du sexe auquel il a affaire, les tàton-nemens deviennent plus fréquens, la confiancesuccède : arrive le moment des débats amou-reux. Lister et Lyonnet , deux bons observa-teurs , disent que l’extrémité des bras ou serresdont se sert l’araignée pour tenir sa proie, s’ou-vre tout-d’un-coup comme par ressort ; qu’il ensort un petit corps blanc, que le mâle porte sousle ventre de la femelle, pour satisfaire au vœude la nature. On a tenté vainement plusieurs foisd’utiliser le travail de l’araignée. Celle des jar-dins fournit bien un fil qui, joint à plusieursautres, peut être employé, mais l’avantage seraittoujours bien au-dessous de la peine; et d’ail-leurs , vu le caractère féroce de cet insecte, ilsera toujours impossible d’en élever une certainequantité ensemble.
Nous avons parlé ailleurs du ver-à-soie, qui,sorti d’un oeuf, profite peu-à-peu en se nour-rissant de feuilles, sur-tout de celles de mûrier,cesse de manger, fiie pour se former une coque,prend dans cette prison la forme d’une chrysa-lide , la quitte pour paraître sous celle de papil-