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Tome second.
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,v de Télé ma que. Liv. XIII. 7

t me parloit si librement sur mes défauts,

en parloit aux autres avec la même li-berté ; qu’il faisoit assez entendre qu’il nem’estimoit guere ; & qu’en rabaissantainsi ma réputation , il vouloit, par l’éclatd’une vertu austere , s’ouvrir le chemin àla royauté.

D’abord je ne pus croire que Philoclesvoulût me détrôner. II y a dans la vérita-ble vertu une candeur & une ingénuitéque rien ne peut contrefaire, & à laquelleon ne le méprend point, pourvu qu’ony soit attentif. Mais la fermeté de Philo-cles contre mes faiblesses commençoit àme lasser. Les complaisances de Protesilas& son indusine inépuisable, pour ni’in-venter de nouveaux plaisirs , me faisoientsentir encore plus impatiemment l’austé-rité de l’autre.

Cependant Protesilas ne pouvant souf-frir que je ne crusse pas tout ce qu’il medisoit contre son ennemi, prit le parti dene rn’en plus parler, & de me persuader

le Roi Ptolowée : aprìs qu'ou eût reconnu son innocen-ce , Appelles ne se Jervit que dc son pinceau pour sc ven-ger de la calomnie j il la représenta sous lu figure dén iefemme précédée par é ignorance çfi par les soupçons,appuyée fur lenvie : elle adrejse la parole à nu boul-ine dont les oreilles vont de pair avec celles de Mi-das. On peut voir dans Lucien tous les traits emblé-matiques de ce tableau, qui dame beaucoup d'idée deVinvention du Peintre,

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