DeTélémaque.Liv.XXIII. zoi
& déshonneurs proportionnés à leur con-dition & à leurs services.' Ajoutez-y , s’ille faut, quelqu’argent pris, par vos épar-gnes,fur les fonds destinés à votredépenfe,tuais ne payez jamais vos dettes, en sa-crifiant les filles riches, malgré leur pa-renté.
Idomenée paiïa bientôt de cette questionà une autre. Les Sibarites ( a) , disoit-jl,se plaignent de ce que nous avons usurpédes terres qui leur appartiennent (7), &de ce que nous les avons données, commedes champs, à défricher aux étrangers quenous avons attirés depuis peu ici. (fédé-rai-je à ces peuples? Si je le fais , chacuncroira qu’il n’a qu’à former des préten-tions fur nous.
11 n’est pas juste, répondit Mentor, decroire les Sibarites dans leur propre cause.
(n) I-es Sibarites étoient les peuples de l’ancienneSihnri, ville de la grande Grece en Italie, qui étoitfi puissante , qu’elle avoit sons fa domination vinçt-cinq autres villes avec leurs dépendances. Cette villefut ruinée par les Crotoniates, L l’on en voit encoreles ruines fous le nom de Sìbarì Rovìnata dans la Cali-bre citérieure.
( 7 ) Ceci regarde encore les réunions faites cn vertuiles Chambres de Briftc & de Metz: mais particulière-ment révulsion de pi: sieurs places qite le roi prit aux Pays-tias , cn î 68 f , en pleine paix. Les Espagnols s'en plaigni-rent ; le roi vouioit retenir Alojl ou avoir Luxembourg :il prit le roi d'Angleterre pour arbitre ef attaqua néan-moius Luxembourg peu après. Add.