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Tome second.
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joz Les Aventures.

AI As il n’est pas juste auílî de vous croiredans ia vôtre. Qui croirons-nous donc ,repartit Idomenée ? II ne faut croire, pour-suivit Mentor , aucune des deux parties ;mais il faut prendre pour arbitre un peu-ple voisin, qui ne soit suspect d’aucuncôté. Tels font les Sipontins (&). Us n’ontaucun intérêt contraire au vôtre. Maiêfais - je obligé, répondit Idomenée, àcroire quelque arbitre? Ne fuis-je pasroi? Un souverain est-iì obligé à se sou-mettre à des étrangers fur Fétendue de íadomination ?

Mentor reprit ainsi le discours : puisquevous voulez tenir ferme, il faut que vousjugiez que votre droit est bon. D’un au-tre côté , les Stbarites ne relâchent rien jils soutiennent que leur droit est certain.Dans cette opposition de sentiments,il fautqu’un arbitre , choisi par les parties , vousaccommode, ou que le fort des armes dé-cide. 11 n’y a point de milieu. Si vous en-triez dans une république, où il n’y eûtni magistrats, ni juges, & où chaque fa-mille se crût en droit de se faire justice àelle-mème par violence sur toutes ses pré-

(b) Sipontìns. Siponte, ville ruinée d’Italie dansle royaume de Naples ; elle a été autrefois considéra-ble , mais les courses des Sarrasins dans le VIII fiecle,les tremblements de terre, & la mauvaise intelligefl.c.04es habitants ont contribué à f» ruine.