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Tome second.
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DE T É L É M A QU E.LlV.XXITT. Z2,>

tentions contre ses voisins, vous déplore-riez (8) le malheur d'une telle nation,& vous auriez horreur de cet affreux dé-sordre , où toutes les familles s’armeroientles unes contre les autres. Croyez-vousque les dieux regardent avec moins'd’hor-reur le mond-e entier , qui eit la républi-que universelle , si chaque peuple, quin’y est que comme une grande famille ,se croit en plein droit de le faire , par vio-lence, justice à soi-même sur toutes ses pré-tentions contre les autres peuples voisin's?Un particulier qui possede un champ ,comme l’héritage de ses ancêtres, ne peuts’y maintenir que par Fantorité des loix(9) & par le jugement des magistrats.11 íeroit très-sévérement puni, comme sé-ditieux , s’il vouloit conserver par la forcece que la justice lui a donné.

Croyez-vous qne les rois puissent d'a-bord employer la violence pour soutenirleurs prétentions , fans avoir tenté toutesles voies de douceur & d’humanité? La

(S) Telle étoit la barbarie de notre nation dans lespremiers temps de la monarchie. Les guerres entre lesseigneurs ne faiscient de tout le royaume qu’u» -vastechamp de bataille , fif il est extraordinaire qn'un auteursensé semble regretter une telle forme de gouvernement.

(9) Un b°n prince ne doit jamais user de fou pouvoirflans les affaires qui peuvent être réglées par les voies Pî>fèiurtres de la justice. Tacite.