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Tome second.
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de Télé m a qu e.Lvv.XXÏÏI. z sy

troupe de jeunes filles la fuit avec ardeur:elle paroít an milieu d’elles,comme Dianedan Z les forêts. Le roi la volt, & il nepeut se laíser de la voir. En la voyant, iloublie tous ses malheurs passés. Téléma-que la voit aussi ; il est encore plus tou-ché de la modestie d’Antiope , que de sonadresse & de toutes fes grâces.

Les chiens pourfuivoient un sanglièrd’une grandeur énorme,& furieux commecelui de Calydon (c). Ses longues foiesétoieut dures & hérissées comme des dàrds>fes yeux étincellants étoient pleins de sang& de feu ; son souffle se saisoit entendre deloin, comme le bruit sourd des vents sé-ditieux , quand Eole les rappelle dans sonantre , pour appaiíér les tempêtes ; fes dé-fenses longues & crochues,comme la faulxtranchante des moissonneurs, coupoientle tronc des arbres. Tous les chiens quioioient en approcher, étoient déchirés.Les plus hardis chasseurs, en le poursui-vant, craignoieut de l’atteindre. Antiope,légere à la course comme les vents , necraignit point de Pattaquer de près; ellelui lance un trait qui le perce au-dessusde Pépaule. Le sang sse Panimal faroucheruisselle & le rend plus furieux; il se

(c) Calydon , ville d’Etolie, qui a donné son nomà cette forêt où les poètes feignent que Méléagre tua. un sanglier prodigieux.