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Addition i.
Sur la Cejfwn de /’Helvetie Allemande par l’EmpereurHenri- FOifeleur , au Roi de Bourgogne Rodolphe II ;
& fur la Lance Sainte, que ce Roi donna à l'Empereur.
M Algre’ ce qu’une infinité de preuves de méprifes des an- Addit.
ciens , la faine critique, & la liberté recouvrée à un cer- I.tain point par la lumière, ont fait perdre de crédit aux Hiftoriens,fur-tout du moyen Age, fur les faits dont ils pouvoient n’être pasbien inftruits, ou que les perfonnes de leur état avoient intérêt depréfenter comme ils les donnent, la vénération qu’infpire pour cesAuteurs la diftance de nombre de Siècles qu’il y a entre eux &nous, en impofe encore ailes, pour qu’on ne s’écarte pas fans rif-que des idées qu’ils ont établies, & que les modernes ont généra-lement fuivies. Dans l’efprit du grand nombre , contredire ces re-lations , c’eft donner atteinte à la bonne foi des premiers, & audifcernement des derniers. Peu de ledeurs font les diftindions qu’ily a néanmoins à faire, pour prononcer avec fondement fur le casd’un Ecrivain, à qui il arrive de rendre d’autres raifons d’un fait,que celles qu’en ont donné tous ceux qui en ont écrit avant lui.
Pour fe garantir des jugemens qu’on porteroit, félon les anciennesidées, fur fon caradère, il ne fauroit juftifier avec trop de foin cequ’il avance de contraire aux relations, fur lefquelles l’on a juf-qu’ici réglé la foi hiftorique. Ces réflexions m’ont déterminé à met-tre ici quelques obfervations , qui auraient trop allongé la dif-cuffion de mon Mémoire FIII, fur la raifon qui engagea l’Em-pereur Henri - l’Oifeleur à céder au Roi Rodolphe II. de Bour-gogne PHelvétie Allemande , auparavant partie du Duché de Suabe,
J'ai avancé, dans cette difcuffion [_a] , que la reconnoiffance [a] Ci-def,du préfent de la Lance Sainte, que reçut Henri de Rodolphe , rusne fut point le motif de la ceflîon du premier. C’eft refufer là~deiTus toute déférence au témoignage précis des anciens & des mo-
B b b b 2 dernçs,