voué spécialement et notoirement à l’imitation des mon-naies des contrées voisines. La conclusion est facile àtirer : les pièces légitimes qui ont été ainsi imitées étaientémises pendant (pie cet atelier fonctionnait, autrementdit on a frappé à Genève des Frédéric, des saint Mauriceet des saint Pierre, pendant qu’il a été en activité, ce quipermet d’admettre avec une certaine probabilité que lesderniers FRIDEIUGS EPS sont postérieurs à l’an 1050 etles plus anciens SCS PETRYS antérieurs à 1009 ; lesS. MAVRIC1YS ont dû voir le jour à une date intermé-diaire qu’il n’est pas possible de fixer plus exactement.Cette triple liypollièse nous paraît très probable, maisrien de plus ; elle ne pourrait acquérir une certitudecomplète que si un heureux hasard venait à faire décou-vrir d’autres trésors ou des documents inconnus jusqu’àprésent.
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Buch
Le trésor du Pas-de-l'Echelle : contribution à l'histoire monétaire de l'Evêché de Genève / par Auguste Ladé
Seite
62
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