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pas à se convaincre qu’ils n’avaient devant eux qu’un demi-bat\ doré.
Les seules monnaies de Gruyère dont on puisse de nosjours constater l’existence sont des demi-batz sans date etdes demi-batz de 1552 : notre gravure est une reproductionassez exacte d’un de ces derniers.
Lors de l’assemblée générale de la Société suisse denumismatique, tenue à Berne le 29 avril 1880, M. de Graf-fenried-Barco, alors membre de cette société, avait fait cir-culer trois variétés de cette rarissime monnaie.
L’une différait par l’orthographe du mot MICHAELau lieu de MYCHAEL*, et l’autre ne portait aucun millé-sime.
Ces pièces sont souvent, mais à tort, appelées bat\ oubâches de Gruyère, car elles ne représentent que la moitiéde cette valeur.
Dans un travail publié par le Bulletin de la Sociétésuisse de numismatique , I, page 116 et suivantes, M. l’abbéGremaud ajoute :
Ces monnaies ne sont pas les seules qui furent frappéespar le comte Michel. Fr.-Jgn. Castella en parle dans saChronique manuscrite de Gruyère.
* E. Lehr. Essai sur la numismatique suisse, planche III, figure cette variété sous leN° 6, quoique dans le texte correspondant, page 36, il cite la légende du droit dans laquellele mot MYCHAEL montre un Y et non un I.