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« MM. Féguely de Fribourg, dit-il, conservent une pièce d’or,» de la pesanteur de deux ducats. Des gens du bailliage de Rougemont» en ont montré une pièce d’argent à Gruyère , de la valeur de 5 batz.» On voit des demi-batz de 1552. »
Ces émissions de monnaies furent loin de rétablir lesfinances du comte Michel qui, deux ans plus tard, devaitabandonner ses biens à ses créanciers et quitter pour tou-jours le château de ses aïeux.
Ce fut à cette époque que Berne et Fribourg , déjàcréancières de Michel pour une assez forte somme, acqui-rent le comté moyennant la somme de 80,500 écus.
Il y eut quelques difficultés pour la répartition de cettesomme, mais George Reding, landamman de Schwytz ,nommé arbitre par les deux villes, trancha la difficulté etfixa pour Fribourg le chiffre de 53,518 écus, 13 gros et6 deniers.
Dès ce jour, toutes les terres situées en deçà de la Tine,savoir les châtellenies de Gruyère , La Tour-de- Trême et deMontsalvens outre les seigneuries de Bellegarde, de Cor-bières et de Charmey qui, on le sait, n’étaient point partiesintégrantes du comté, furent annexées au canton de Fri bourg (6 novembre 1555).