ses nouveaux maîtres. La livre de Fribourg fut alors comptéeà la valeur exacte du florin de Savoie .
La livt'e de Lausanne valait 20 sols (lausannois nou-veaux) à 12 deniers,
le florin de Savoie valait 12 gros à 12 deniers,
la livre de Fribourg valait 20 sols de Fribourg à 12
deniers.
Le sol de Lausanne était à celui de Fribourg dans lesproportions de 7 à 12.
Le florin de Savoie ayant la même valeur que la livre deFribourg , cette dernière ne tarda pas à être appelée florin aussi.
La livre de Lausanne était au florin de Savoie et à lalivre de Fribourg dans la proportion de 3 à 5, c’est-à-direque 3 livres lausannoises valaient 5 florins de Savoie ou5 livres (florins) de Fribourg .
Pour distinguer ces deux livres de Lausanne et de Fri bourg , on appela celle de Lausanne la livre bonne ou fortemonnaie de Lausanne et celle de Fribourg livre petite oufaible monnaie de Lausanne , en cours à Fribourg .
En 1536, lors de la conquête du pays de Vaud par lestroupes de Berne et de Fribourg , le florin de Savoie futréduit à 12 sols de France , soit à 4 batzen.
La partie du pays de Vaud soumise à Berne comptait parflorin valant 4 batzen de Berne , tandis que la partie soumiseà Fribourg comptait par florin de 4 batzen de Fribourg .
La livre de Fribourg s’appelant aussi florin, on eut alorsle florin de Fribourg valant 5 batzen et celui des bailliagesromands valant 4 batzen seulement. Pour les distinguer, onappela celui de 5 batzen florin-bon et celui de 4 batzenflorin-petit.
Les payements, à cette époque, se faisaient aussi enécus. L ’écu-bon valait 5 florins-bons ou 25 batzen et Vécu-petit 5 florins-petits ou 20 batzen.