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La ville de Berne émit des écus à la valeur de 30 batzende Berne (4 livres bernoises). La ville de Fribourg adoptaaussi cet écu dans ses transactions, mais elle le compta à30 batzen de Fribourg et le désigna sous le nom d ’écu-blanc.
De 1452 à 1800, la proportion entre les monnaies deLausanne , de Savoie et de Fribourg a toujours été la même.La livre de Lausanne valait 873 batzen de Fribourg
la livre de Fribourg (florin-bon) 5 » »
le florin-petit (livre faible) 4 » »
l’écu-bon = 5 florins bons ou 25 » ,
récu-petit= 5 florins petits ou 20 » »
l écu-blanc=6 florins bons ou 30 » »
Dès 1800, l’unité de compte fut la livre suisse ou franc,soit 1 o batzen de 1 o rappes chacun, ou 1 fr. 44 centimes 93 /ioode notre monnaie actuelle.
La monnaie fribourgeoise fut convertie en monnaiesuisse sur la base suivante : 21 batzen de Fribourg étaientcomptés pour 20 batzen suisses .
Malgré la loi du 10 août 1800 qui ordonnait l’adoptionde la monnaie suisse , on continua longtemps encore àcompter par écus-bons et écus-petits, mais en évaluant cesécus au taux des batzen suisses soit 21 écus anciens pour20 écus nouveaux.
Vécu - bon nouveau (de 1800 à 1850) valut alors 25batzen ou 100 kreutzer et Y écu-petit nouveau 20 batzen ou80 kreutzer seulement.
Les jetons-monnaies * de Fribourg seraient assez nom-breux, si l’on voulait faire rentrer dans cette catégorie tous
* Après nous être proposé de ne parler dans ce travail que des monnaies d'or etd'argent de Fribourg , il pourrait paraître peu logique de nous arrêter à de simples jetons decuivre ; mais au risque de nous attirer ce reproche, nous croyons néanmoins devoir en citerdeux espèces, qui offrent un intérêt tout particulier; l’un d’eux avait la valeur conventionnellede cinq batzen et était reçu à l’égal de cette monnaie d’argent par certains fournisseurs.