veste, très courte et à manches plus courtesencore, s’échappe une chemisette bouffanteretombant sur le haut-de-chausse en formede tablier — la rhingrave — garni de plu-sieurs rangs de bouffettes de ruban rouge;bas et souliers blancs, ces derniers avec nœudsde soie noire brochée d’or et boucles ornéesde pierreries ; sur les épaules, un manteaucourt de même étoffe que le reste du vête-ment; grande perruque bouclée grise. Lemonarque appuie la main droite sur la Bibleouverte devant lui sur un prie-Dieu recou-vert d’un vaste tapis de velours à crépine,analogue au tapis de l’estrade.
Les députés suisses, au nombre de seize(du moins, on peut compter en tout seizetêtes, y compris les deux ou trois déléguésque l’on voit entièrement), sont en facedu monarque ; leur chef pose également lamain droite sur le volume sacré. Les cos-tumes des ambassadeurs contrastent parleur simplicité avec ceux des personnes quiles entourent; ils sont uniformément vêtusde noir des pieds à la tête, sauf l’un d’euxqui a des bas rouges, avec, sur les épaules,de courts manteaux noirs à collet; ils n’ontpas de perruques et portent en général desbarbes assez opulentes qui, avec leurs crâ-nes dégarnis ou leurs cheveux blancs, leurdonnent un aspect assez vénérable. Tousont la tête découverte ; ils ont autour du