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cou une fraise qui rappelle encore celle dutemps de Henri IV . Derrière le prie-Dieu, uncardinal à barbiche blanche — le cardinalBarberini — est assis de face ; il porte surson camail écarlate le ruban bleu et la croixdu Saint-Esprit. A droite et à gauche, auxpremier et second plans, des personnagesdivers se pressent autour des principaux ac-teurs, princes du sang, seigneurs et grandsdignitaires, dont deux maîtres des céré-monies contiennent l’empressement, gardes,etc. ; l’un de ces officiers, vêtu d’un magni-fique costume, habit bleu richement garni depassementeries et de dentelles, culottes et bascrème, baudrier brodé supportant une petiteépée, canne courte à pommeau d’argent etgrande perruque à l’instar de celle du roi, re-tient un père bénédictin dans sa grande robeblanche, trop désireux de voir de près. Adroite, au second plan, on aperçoit les ca-mails violets du chapitre cathédral, puis d’au-tres prêtres, dont l’évêque de Chartres mitreen tête. De chaque côté de l’autel, se tientun hallebardier ; à gauche, près de l’un desmaîtres des cérémonies, est un soldat du ré-giment des gardes du roi, portant son mous-quet sur l’épaule gauche ; son uniforme —car c’est un uniforme qu’il porte — est d’unesimplicité magnifique, grand justaucorps debuffle, culottes bouffantes à rubans verts, basblancs, baudrier ou collier de charges en cuir