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comme à la suivante, le revers est occupé parl’effigie royale. Un autre type représente lespersonnages disposés de même, mais leurspositions respectives sont interverties, c’estle roi qui est à gauche et les Suisses , qui nesont plus que sept, à droite. Sur les jetons,présentant également plusieurs variétés, c’esttoujours la même disposition, mais, erreursingulière, le millésime inscrit à l’exergue estcelui de 1664.
Du côté des Suisses , on rédigea et on pu-blia de nombreux récits. Un graveur anonymequi ne manquait pas d’une certaine habileté,exécuta une estampe dont le cuivre originala, sans doute, disparu et dont les épreuvesparaissent fort rares. Nous n’en connaissonsqu’une, appartenant à M. Théophile Dufour ,directeur de la Bibliothèque publique de Ge nève , qui était exposée au groupe de l’Artancien, près de la tapisserie, avec les médail-les qui viennent d’être signalées et qui fontpartie de la collection de M. Paul-Ch. Strœhlin.
Le croquis ci-joint donne une idée de cetteestampe et attirera peut-être l’attention surquelque exemplaire ignoré. La gravure origi-nale a 47 centimètres de hauteur sur 42 delargeur. La scène est ainsi disposée : le roiest à gauche du spectateur, revêtu d’un costu-me sombre et peu élégant, la tête couverted’un chapeau à plumes ; à sa droite se tientle dauphin en robe, tenant un sceptre et un
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