ÉPOQUE TOUKASSIENNE
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coutumes funéraires de cette époque. Quant au centre de dispersionprimitif de cette civilisation nouvelle, on ne peut encore former àcet égard que des hypothèses. La civilisation néolithique, lorsqu’elleest arrivée au contact de l’Europe occidentale, était probablement déjàdivisée en deux ou plusieurs branches, et rien n'oblige à admettrequ'elle ait été autrefois, avec l’ensemble des caractères qu’on luireconnaît, le privilège exclusif d’une seule tribu asiatique ou euro-péenne.
En résumé, de tout ce que nous savons aujourd’hui sur le Paléoli-thique suisse , nous pouvons conclure qu’au point de vue ethnographi-que, l’Homme magdalénien, l’Homme de l’âge du Renne des différentesstations helvétiques, paraît avoir eu les mêmes mœurs, les mêmes cou-tumes, le même degré de développement intellectuel que celui des sta-tions magdaléniennes de l'Europe occidentale en général et du Sud dela France en particulier \
11 est certain qu’il a vécu chez nous, dans le bassin du Léman ,aussi bien qu’ailleurs, en Suisse , à cette époque reculée qui marque lafin des temps quaternaires et le retrait général des grands glaciers.Malheureusement, les débris de ces mêmes Troglodytes, chasseurs deMammouths et de Rennes , font jusqu’à maintenant à peu près complè-tement défaut dans notre pays, et si nous ne pouvons pas décrire direc-tement et définir avec certitude les caractères anthropologiques des pre-miers habitants de la Suisse , déterminer nettement et d’une manièreabsolue, la race fossile à laquelle ils appartenaient, nous verrons cepen-dant plus loin que l’Ethnographie comparée et l'étude anthropologiquedes ossements d’une partie de leurs successeurs, à l'Age de la pierrepolie, à l’époque néolithique, nous fournissent des renseignements suf-fisamment précis pour que l'on puisse fixer leur origine et, d’unemanière générale, reconstituer l'ensemble des caractères anatomiqueset morphologiques de nos premiers ancêtres.
1 I.a similitude des objets gravés ou sculptés des stations néolithiques de la Suisse avecles objets semblables des grottes du Périgord, de l'Ariège et de la Dordogne a, en effet, uneimportance considérable au double point de vue anthropologique et ethnographique. Ces objetsparaissent démontrer une communauté d'origine entre les populations helvétiques quaternaireset celles qui habitaient à cette époque les régions sous-pyrénéennes ou, peut-être, est-il aussipermis de supposer que les populations magdaléniennes de la Suisse ne constituaient pas autrechose qu'une colonie, dans notre pays, des Troglodytes paléolithiques de l'Europe occidentale etdu midi de la France .