INDUSTRIE TEXTILE
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Les stations néolithiques ont fourni aussi des ficelles et des cordesde différentes dimensions. Les fils étaient ouvrés de diverses manières,noués, tressés ou tissés. On a trouvé à Schüssenried une aiguille à fileten corne de Cerf et à Bodmann, au bord du lac de Constance , ainsi
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Fig. 135. 1. Fusaïole en pierre, perforation inachevée. 2 et 4. Fusaïoles en pierre. 3. Fusaïoleen argile. Palafitte de Chevroux. (Musée de Lausanne .)
qu’à Môrigen, au lac de Bienne , des aiguilles à crocheter en bois. Enfinles fouilles faites à Robenhausen ont amené la découverte d’un atelierdestiné au travail et à la préparation du Lin , car il y avait en cet endroitnon seulement du Lin en tiges et des graines de Lin, mais aussi du Linpréparé pour le tissage, des écheveaux de Lin à simple et à double fil,des ficelles ou cordelettes de diverses épaisseurs, des fragments de filetset surtout des morceaux d’étoffes tissées dont le travail ne peut avoirété fait par le tressage, mais bien au moyen d’un appareil simple, si l'onveut, qui devait rappeler celui de nos tisserands actuels. Parmi cesétoffes se trouvent des franges, des houppes, des liserés assez compli-qués qui ont pu servir d’ornements fixés à la ceinture, par exemple '.Robenhausen a livré encore des filets aux mailles plus ou moins serréesqui devaient être utilisés pour la chasse ou la pêche (fig. 49 à 54). Lesobjets tressés, relativement nombreux, sont souvent formés par le liberde plantes diverses et quelquefois aussi par les fibres de Chanvre ;cette dernière plante, toutefois, ne paraît faire son apparition que versla fin du Néolithique .
F. Relier a décrit un métier à tisser primitif trouvé à Robenhausenet formé par deux pieux fichés en terre et terminés par deux branchesen forme de fourche soutenant une tige de bois horizontale. Les filsattachés à cette dernière pièce pendaient librement et étaient tendus par
1 Le Palafitte de Robenhausen a fourni aussi une curieuse étoffe en Lin qui devait servirA la confection des vêtements d'hiver des populations lacustres de l'Age de la pierre polie. Cetteétoffe est, en effet, une véritable peluche formée par de larges mèches de Lin légèrement tordu.Elle servait probablement de surtout ou de vêtement d'hiver. (La valeur actuelle de cette étoffeest de 4000 ù 5000 francs le mètre). Le Musée industriel de Lausanne possède un morceau decette étoffe.