CHAPITRE V
HABITATIONS DE L'HOMME NÉOLITHIQUE
Palafittes — Navigation
Palafittes
Comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire, ce sont les Pala-fittes qui ont fourni le plus de renseignements sur les populations néo-lithiques. En effet, depuis l'hiver 1853-54 où les premières habitationslacustres furent identifiées, chaque année a apporté son contingent dedécouvertes nouvelles de telle façon que les Palafittes actuellementconnus sont en très grand nombre, ont une aire de dispersion considé-rable, et forment certainement la catégorie d'habitations néolithiques lamieux représentée. Cela ne signifie naturellement pas que nos ancêtresde l’Age de la pierre polie aient habité de prédilection les lacs, les étangsou les marais; mais, tandis que sur la terre les restes de leurs demeuresétaient dispersés et détruits, les lacs recouvraient de leurs eaux protec-trices, ou parfois même de vase, les documents si précieux de leur civi-lisation, et nous livraient en grande quantité des renseignements indi-rects qui nous ont permis de nous représenter très exactement la vie despeuples d’une époque pourtant très reculée. C’est même grâce à cetterichesse et à cette exactitude de documents procurés par les fouilles desPalafittes que l’un d’entre eux a eu l’honneur de donner son nom àl 'époque robenhausienne, la plus belle phase de la période néoli-thique.
Tous les Palafittes n’ont pas été, cela va sans dire, trouvés dans lemême état de conservation. Certains d’entre eux étaient encore presquelibres de vase, les pierres et les pilotis qui marquaient leur emplacementétant à peu près complètement découverts. D’autres sont en grandepartie cachés dans un amas de sable et de limon qui, pourtant, n’atteintpas la surface de l’eau. Ailleurs encore, comme à Moosseedorf , Roben-